Prestation marocaine de M’dihs de l’Ensemble Djalal Eddine Ech-Charkaoui au 12e FestivAlgérie

Le chanteur marocain de musique andalouse Djalal Eddine Ech-Cherkaoui a gratifié le public algérois d’un florilège de chants soufis, dédié à l’évocation du prophète, dans une ambiance de méditation, appréciée par le public présent.

Près d’une heure de temps, le « Mounchid »,  soutenu par deux vocalistes, deux percussionnistes, un violoniste, un luthiste et un pianiste, habillés selon la tradition marocaine, a entonné une dizaine de pièces dans le genre M’dih, adressant des louanges au divin et évoquant le Prophète (QLSSL), avec une voix présenté et étoffée dans la richesse des variations modales et les déclinaisons rythmiques de la musique andalouse.

Après « Touchiyet Raml El Maya », le chanteur marocain a rendu quelques vers de « El Hamzia » de l’Imam El Boussaïri, suivis de Kachkoul, noubet raml el maya, « Min hobbi fi Kheïri el wara », du regrétté Abdessadek Ch’Kara, puis « Lamma bada minka el kaboul », « Khomriyet », wasla « el Fiyachia », pour clore sa prestation avec « El Mawloudia », une pièce dédiée à l’amour de Dieu et du Prophète Mohamed.  

Dans des atmosphères apaisantes et de méditation imposées par la solennité du moment, le public a savouré chaque instant du récital de Djalal Eddine Ech-Cherkaoui dans un silence religieux, applaudissant longtemps le Mounchid, à l’issue de chaque pièce interprétée.

« Très beau spectacle de Djalal Eddine Ech-Cherkaoui et le M’dih, devait prendre sa place dans le festival, car c’est un registre de chants qui fait partie du patrimoine andalou. » a fait remarquer une spectatrice.

ENTRETIEN :

« Tout artiste se produisant à Alger,  ne peut-être qu’honoré et très heureux ! »

            Djalal Eddine Ech-Cherkaoui, pourquoi le choix d’un tel répertoire ?

J’ai choisi ces quelques pièces car j’estime qu’elles cadrent parfaitement avec le thème du festival, dédié au patrimoine andalou, et le M’dih qui n’a été rendu par aucun participant, fait partie de la cette musique savante, ce qui a motivé encore plus mon choix.

            Est-ce votre premier concert en Algérie ?

Je me suis déjà produit en 2012 à Skikda, en 2014 à Constantine et en 2015 0 Alger et à Ghardaïa avec un orchestre local …

            Avec un orchestre local, dites-vous ?

Oui, vous savez, remerciant Dieu de la petite notoriété qu’il m’a accordé et dont je jouis depuis quelques années, mon adaptation et mon intégration dans les différents milieux artistiques maghrébins, se fait naturellement et sans grandes difficultés, à Ghardaïa, j’étais juste de passage et par un concours de circonstances, je me suis retrouvé à animer un récital … Les hasards de la vie sans parfois heureux !!!

            Avez-vous des enregistrements à votre actif ?

Oui, j’ai à mon actif, deux albums, dont je suis l’auteur et le compositeur, « Min Wahy Ennagham », sorti en 2010 et « Ya Sayyidi » en 2017.

            Quel sentiment éprouvez-vous suite à votre participation au 12e FestivAlgérie ?

Ravi de prendre part à ce grand évènement qui permet l’interculturalité, le FestivAlgérie étant une anifestation culturelle qui permet le dialogue entre les cultures et offre des opportunités d’échange.

            Que pensez-vous de votre présence à Alger ?

Vous savez, Alger est une ville grande par sa beauté et son histoire … et tout artiste qui s’y produit,  ne peut-être qu’honoré et très heureux ! .

                                                                                                                          Dadou. N

                                                             

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