Hommage

Zouaoui FERGANI 1913-1995)

Fils de Hammou, Zouaoui FERGANI s'engage dans la carrière musicale à l'âge de seize ans après une courte expérience de travail dans la manufacture. Un temps violoniste, c'est sur l'instrument de référence qu'est le luth que Zouaoui s'imposera définitivement.

Avec Khodja BENDJELLOUL et Kaddour DARSOUNI, il multiplies les expériences, accompagnes les premiers pas de son jeune frère Mohamed Tahar avant de s'en démarquer.
Considéré comme le continuateur de Abdelkrim BESTANDJI et de Maurice DRAÏ, Zouaoui FERGANI a pris part à l'ensemble des regroupements de musiciens de Constantine et à diverses manifestations en Algérie même et à l'étranger.

Cheïkh Mustapha Belkhodja, le «Sultan» du Rebab

Cheikh Mustapha Belkhodja naquit le 4 août 1917 à Tlemcen dans l’ouest Algérien au sein d'une famille de mélomanes. Son grand-père paternel, Hadj Mohamed Seghir, décédé en 1907, était, dit-on, un fin archet. Très jeune, Mustapha Belkhodja apprit à jouer de la mandoline. Il s'initia ensuite à la kouitra et au violon alto.

Mais c'est grâce au Maître Omar Bekhchi qu'il découvre un instrument traditionnel (monocorde) difficile, en l’occurrence le « Rebab », avec lequel il va exceller et qui va devenir son instrument fétiche. Passionné par la musique Andalouse, il crée en 1932, en compagnie de son ami Mohamed Bouali, une association musicale appelée « Union et Progrès ».

 En 1934, Mustapha Belkhodja va fonder, avec Mohamed Bouali, Anouar Soulimane, Hocine Damerdji et Mohamed Hadj Slimane la Société littéraire, artistique et musicale (« Slam »), dont Cheikh Omar Bekhchi et Cheikh Kazi Aouel Ghaouti figureront parmi les premiers Professeurs. Durant la période des années quarante, il fit la rencontre des grands maîtres de la Sanaâ d’Alger. Plusieurs morceaux de la Sanaâ sont ainsi insérés, grâce à eux, dans le répertoire Tlemcénien et vice-versa. Après l'indépendance, il reprend ses activités au cercle des jeunes Algériens, pour créer, en 1964, une association appelée « Gharnata » en compagnie de son ami Cheïkh Mohamed Bouali.

Ce n'est qu'en 1966, avec la reprise des activités de la « Slam », qu'il consacre tous ses efforts, avec une participation «exceptionnelle» au 1er Festival national de la musique andalouse, couronnée par une médaille d'or (décernée à la « Slam »). Cheikh Mustapha Belkhodja est alors surnommé «le Sultan du Rebab»,

Quelques semaines plus tard (après le fameux Festival de 1966), il aiguise les cordes de son « Rebab », en Tunisie, où il fut chaleureusement applaudi. Cheikh Mustapha Belkhodja tire sa révérence à l'âge de 51 ans, le 20 juillet 1968, à Alger, après une soirée vécue avec ses amis, à la salle de la piscine El-Kettani (Alger).

Cheikh Mohamed Bahar (Kouitra)

Cheikh Mohamed Bahar est né le 25/02/1920 à la Casbah d'Alger.  Mohamed Bahar dit avoir appris tout seul, par l'écoute...de la sorte, il  apprit à jouer de la Kouitra, la Mandoline et plus tard le Piano.  Il a intégré le groupe de Mustapha Kechkoul, qui animait alors des mariages.

En 1946, avec la création des Orchestres de la radio nationale (l’Orchestre Andalou avec Fakhardji, Chaâbi avec El Hadj El Anqa, l'Orchestre Aâsri avec Mustapha Skandrani, l’Orchestre Badwi avec Khelifi Ahmed, et l'Orchestre Kabyle), Cheikh Mohamed Bahar a enregistré des morceaux musicaux avec tous ces Orchestres.

Il a dûment appris les « chghals » avec les frères Fakhardji, et accompagna plusieurs noms prestigieux de la musique Algérienne. Cheikh Mohamed Bahar a accompagné ces Orchestres jusqu'à 1963.  Ensuite, il fut sollicité par l'Orchestre nommé "Société des Concerts du Conservatoire d'Alger", sous la direction de Sid Ahmed Seri. Il a également participé à trois  festivals nationaux, (1967, 1969, 1972).

En 1973, le Conservatoire d’Alger fait appel à lui, mais cette fois-ci pour enseigner le piano.  En 1986, il a entamé avec Zerrouki Bouabdellah une série d'enregistrements avec Kheznadji et Sid Ahmed Seri…et laissa une série de préludes instrumentaux à la Kouitra (Istikhbarate), enregistrés dans le même studio le 09 juin 1986.

Cheikh Mustapha EL Hassar (Bahar)

Né le 21 Mars 1917 à Alger, Mustapha Bahar plus connu sous le nom de Mustapha El Hassar a vécu sa tendre enfance dans un milieu musical très favorable au sein de sa propre famille d’abord et ensuite dans une atmosphère traditionnelle à la Casbah d’Alger, cette cité historique Algérienne classée patrimoine culturel mondial.

Disciple de Cheikh Mohamed Sfinja, et fin connaisseur lui-même, Cheikh Mohamed El Hassar fréquentait assidûment les Cheikhs prestigieux de l’époque. Les Cheikh Omar Zemouri dit Hibi, Mohamed Sgheir Benguergoura, Ahmed Sebti, Mohamed et Mustapha Bahar ont été ses élèves les plus méritants. Dés son jeune âge, Mustapha Bahar apprend à jouer du Fhel, du Violon et de la Mandoline.

C’est la Mandoline qui deviendra, alternée avec le Violon Alto, son instrument de prédilection, durant toute sa riche carrière. Cheikh Mustapha El Hassar assistait régulièrement aux réunions amicales et artistiques organisaient par son père tout en mémorisant les contours et le contenu des œuvres musicales interprétées.

Musicien jouant admirablement de la « Snitra » ou Mandoline, il rejoint en 1947 l’ensemble de musique andalouse dirigé par Cheikh Mohamed Fekhardji,  institué au sein de Radio Algérie de l’ORTF en 1946. Après l’Indépendance Nationale, il devint  membre de l’Orchestre de musique Andalouse de la RTA, dirigé d’abord par Cheikh Abderezak Fekhardji et ensuite par Mustapha Skandrani.

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