L’ensemble « Al Takht Al Arabi » d’Egypte

Florilège choisi du répertoire arabe

La soirée de mercredi dernier, entrant dans le cadre du 10e Festival International de la Musique Andalouse et des Musiques Anciennes, s’est clôturée en apothéose,  par le passage de l’ensemble égyptien «Al Takht Al Arabi ».

 

Les mélomanes de ce genre de musique sont venus nombreux se retremper dans le répertoire tarab. Le déplacement en valait la chandelle puisque l’ensemble égyptien «Al Takht Al Arabi » a assuré une magistrale interprétation. Pendant une heure bien pleine, les musiciens de cet ensemble ont donné la pleine mesure à leur talent.  Le répertoire de la musique arabe n’a aucun secret pour ces  chevronnés du métier dont l’âge oscille entre 40 et 60 ans connaissent

Si l’ensemble est constitué, habituellement, de 37 musiciens, instrumentalistes et chanteurs, pour les besoins du festival en question, seulement une douzaine d’artistes sont venus chanter les plus célèbres chansons arabes. Les artistes sont disposés en deux rangs. Les instrumentistes en premier rang et les chanteurs et choristes en second rang. Au centre, le chef d’orchestre Yasser Moawad. Le père de ce dernier était un brillant avocat qui jouait de la percussion en accompagnant la diva de la chanson arabe Oum Keltoum. Ainsi l’ensemble Al Takht Al Arabi » a été crée  par le maestro Yasser Moawad en 1995. En cette célébration du Maoulid Ennaboui El Cherif, le répertoire s’ouvre sur des chants religieux à la gloire du Dieu le plus Puissant. De sa voix prenante et forte à la fois, le flûtiste et chanteur Mahmoud Hamid transportera l’assistance dans l’univers mystique  et ce, sans un quelconque instrument musical. « Layka Allah Layka » est le premier titre chanté avec un recueillement total suivi de l’incontournable «Talar El Bedr Allyna ». Le public est déjà subjugué par cette entrée en matière quand le chef d’orchestre invite plus d’un  à un jeu de tâar des plus  raffinés. Quelques  minutes plus tard, la derbouka, le neil et le qanoun viennent associer leurs sons à celui du tâar. Un véritable régal pour les oreilles. Toujours dans le même registre religieux « Allah Allah Aâla Mohamed » et « Y a Allah Mohamed Rassoul Allah » sont interprétés par l’ensemble des musiciens avec toutefois cette puissance de voix des quatre choristes. Comme chaque instrument musical occupe une place de choix, un solo de Neil est à l’honneur. Point de voix, si ce n’est que le tâar s’associe à cette belle balade musicale. Autre moment délicieux, celui où le ténor Mahmoud Hamid mêle sa voix avec la chanson «Y a Rabi Touba» au beau jeu du qanoun, exécuté par le virtuose Rezki Hosni. Deux des choristes avanceront au devant de la scéne pour gratifier l’assistance de morceaux exécutés par de  grands interprètes de la chanson arabe avec entre autres «  Ahwak » de Adelhalim Hafed, «  Aid El Karama » de Warda El Djazairia ou encore « El Labiya Kabira » de Said Mékaoui. A chacune de leur interprétation, les slaves d’applaudissements retentissent dans la salle pleine. A travers ce répertoire bien choisi, l’Ensemble « Al Takhat El Arabi » n’a manqué de rendre hommage aux deux pays frères, l’Algérie et l’Egypte en chantant des chants patriotiques où la bravoure est omniprésente. La soirée s’est clôturée en apothéose. Comme pour mieux témoigner leur respect à l’égard de l’Algérie et à  l’Egypte, les drapeaux nationaux  des deux pays respectifs ont été brandis. A la fin du spectacle le chef d’orchestre de l’Ensemble « Al Takhat El Arabi » Yasser  Moawad s’est vu remettre des mains du commissaire du festival, M. Aissa Rahmaoui et de son excellence l’ambassadeur d’Algérie, accrédité en Algérie, le trophée du festival ainsi qu’un bouquet de fleurs.

ManilNeil.

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