Le groupe mexicain "Polvadera" enchante le public algérois

Le groupe mexicain "Polvadera" présent en Algérie pour la deuxième fois a animé un spectacle plein de couleurs et de parfums exotiques proposant au public nombreux de la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh El Feth à Alger, un florilège de chansons issues d’un brassage culturel unissant le Mexique, la Péninsule ibérique et l’Afrique , rendu dans le cadre du 10e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes "Festivalgérie", prévu du 20 au 26 décembre.

 

     Dans les campagnes mexicaines, la "polvadera" signifie la poussière qui s’élève du sol lors des danses populaires d’où l’intitulé du groupe mexicain invité de l’Algérie qui s’attèle à revisiter le répertoire de la musique traditionnelle du Golfe du Mexique et de la région de Veracruz,

     Violetta Jarero Castillo, prenant le soin de présenter et d’expliquer le contenu de chaque pièce au programme de la troupe mexicaine composée de six instrumentistes dont quatre femmes , a entonné avec Daphnée Moerk Jensen, Dea Moerk Jensen, Charlotte Espieussas, Maxime Janiet et Pierce Campistron, dix chansons dans un esprit festif et une ambiance euphorique qui a suscité du bon répondant de la part d’un public conquis qui a savouré tous les instants du récital mexicain dans l’allégresse et la volupté.        

      Généralement imprégnée de la cadence jarocho (tempo pratiqué dans la région de Veracruz au Mexique) qui s’apparente au rythme à mesures 6/8 fréquent en Algérie, les pièces : Siquisiri, Fandanguito, Pollos, Duscapies, Peterena, Torito Jaroho, Candela, Negritos, Zacamanou et Cafe Con Pan ont été au menu de la troupe mexicaine évoquant la poésie du siècle d’or de l’Espagne, arrivée au Mexique à travers le théâtre notamment.                   

      La politique, la nature, l’esclavage, la vie quotidienne, l’aspiration vers plus de liberté, la mer comme seul canal de communication avec le Mexique, sont entre autres sujets évoqués, racontant la vie dans sa joie et sa douleur et rendus à travers des textes allusifs et métaphoriques.

       Dans un spectacle plein et très visuel, l’assistance a pu également découvrir des instruments acoustiques de la vieille tradition mexicaine, à l’instar de la Jarana"(instrument à cordes pincées), le "Requinto mexicain" (guitare d’une taille plus réduite), la "Léona "(Grosse guitare basse), le "Bandonéon chromatique " (accordéon à treize notes par suite à huit tons) et les instruments de percussion le "Quijada" (mâchoire de cheval ou de bœuf frottée avec une baguette),  le " Guiro" (racloir percé de trous dans lesquels on passe le pouce et le majeur pour le tenir et que l’on frotte avec un poignet à trois tiges métallique flexibles), le "Pandeiro" (espèce de tambourin ou tar), ainsi que le Bendir, plus connu de tous ces instruments.

      Les quatre femmes de l’ensemble mexicain, vêtues d’accoutrements de vieille tradition autochtone ont soutenu à tour de rôles les rythmes des différentes pièces par des danses traditionnelles aux claquements intensifs des pieds.                                                                   

Violetta Jarero Castillo a fait part au public et à la presse de " son bonheur d’être en Algérie, remerciant le commissariat du festival d’avoir invité le groupe mexicain Polvadera".

Souhil . H

 

 

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